Le point de la rédaction

Édito juin 2021

C’est « comme même » ballot !

Au Point Chablais, nous nous efforçons de défendre la langue française. Je relirai donc à deux fois ce texte afin d’éviter de l’écorcher. Les années passent et j’ai l’impression que les jeunes ne savent plus écrire. Il suffit de se promener sur les réseaux sociaux pour avoir les yeux qui saignent. L’erreur dans le titre est volontaire, je vous rassure ! Il s’agit d’une faute que je vois malheureusement trop souvent… Le système scolaire est-il en cause ? Je dois avouer que ce ne sont pas mes années d’école obligatoire qui m’ont correctement formée au niveau orthographique, comme en vocabulaire. Je n’ose d’ailleurs plus relire mes premiers articles pour ce magazine. Nos premiers abonnés se sont sans doute lancés dans un pari osé en nous soutenant. L’expérience est venue au fil du temps et j’en suis particulièrement fière, car je ne suis issue d’aucune école de journalisme. Malgré tout, j’ai gardé en mémoire de nombreux enseignements acquis durant ma scolarité, mais également au sein de ma famille. L’environnement familial est crucial dans l’apprentissage de la langue française. Mais, comme je l’ai constaté lors d’une interview avec une institutrice aiglonne (lire article en page 11 de l’édition du mois de juin 2021 du Point Chablais), les parents n’ont plus le temps d’élever leurs enfants. C’est dorénavant le rôle des écoles. À la maison, les écrans sont rois. Durant les repas, on ne discute plus avec sa famille, on reste les yeux figés derrière son téléphone. S’exprimer est devenu un luxe que seule une poignée d’élus maîtrise. Un vocabulaire pauvre, un niveau orthographique proche du zéro, et cela semble devenir une norme. Le dictionnaire évolue et l’orthographe de certains mots est facilitée pour se mettre au niveau d’une génération d’illettrés. Mais rien de neuf, finalement. Mes grands-parents tenaient le même discours. À la différence qu’hier il existait un noble métier dans les rédactions : celui de correcteur. Aujourd’hui les fautes d’orthographe font partie de la vie. Écrire en phonétique est devenu acceptable. C’est peut-être nous les idiots qui n’arrivons pas à traduire les écrits de certains alors qu’entre eux ils se comprennent !

Le « crash » de la langue française

Outre les fautes d’orthographe, un autre élément vient ternir notre belle langue : les anglicismes. Ils sont de plus en plus nombreux et ils s’accrochent comme des sangsues. Difficile de s’en débarrasser ! Le français laissera-t-il un jour sa place à l’anglais élevé au rang de langue internationale ? Un crash, un dealer, un sponsor, un burn-out sont quelques-uns des nombreux anglicismes couramment employés. Certains peuvent aisément être remplacés, pour d’autres c’est plus compliqué. Au Point Chablais, nous nous efforçons de les éviter le plus possible. C’est tout du moins ma nouvelle résolution ! Une résolution difficile à tenir, vous ne manquerez pas de le constater dans plusieurs articles…

 

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