Voyage dans le temps

Ce mois était particulier, au Point Chablais on a eu la chance de vivre une expérience inoubliable : la découverte du plus grand orgue de cinéma-théâtre d’Europe. Avec l’orgue, j’ai quelques souvenirs d’enfance impérissables, comme la visite du Musée suisse de l’Orgue à Roche, avec mon père. Je ne sais pas si ce sont les nombreux trésors de ce muée qui m’ont le plus impressionnée ou ce qu’ils dégageaient au niveau de leur histoire. J’avais adoré cette visite. Mon père m’a transmis son goût pour la musique classique et m’a appris à apprécier toutes sortes d’instruments ; je le remercie vivement pour cela. En écoutant de la musique, il me demandait régulièrement quels instruments jouaient. Notez que je n’ai jamais été très forte à ce petit jeu, mais j’en garde de bons souvenirs.

Pour en revenir à notre partition, le jeune organiste d’Aigle, Guy-Baptiste Jaccottet, nous a invités à Servion, au Théâtre Barnabé, pour découvrir la bête. Il y a peu de mots pour décrire ce que j’ai ressenti. Rien qu’en entrant dans le théâtre j’ai eu le souffle coupé. Tout d’abord, on remarque cette salle tout de bois vêtue qui offre un cachet exceptionnel. Un véritable écrin pour le bijou qu’est cet orgue de cinéma presque incrusté dans les murs. La bâtisse s’est comme construite autour. L’histoire n’est pas loin de la réalité car en effet, après un incendie, le toit a été pensé et rehaussé pour accueillir les nombreux tuyaux. On ne sait plus où regarder. En haut, de côté, même au plafond, on est au cœur de cet orgue de cinéma. Des étoiles plein les yeux on nous offre en prime la chance d’entrer dans l’instrument. On emprunte un couloir, on monte un escalier et nous voilà sur une passerelle entre les tuyaux et les autres instruments que constituent cet orgue de cinéma, comme les percussions, les cloches ou encore des éléments de bruitage tel le sifflet de train. C’est impressionnant ; jamais je n’ai eu l’occasion de vivre pareille expérience. Dans les cathédrales, par exemple, on peut apprécier l’orgue, mais à une certaine distance et la plupart des tuyaux sont cachés par une structure. Pour le coup, cet orgue de cinéma se met totalement à nu devant nos yeux ébahis. Et n’y voyez rien de cocasse ; bien je n’emploierai pas le terme sexy pour en parler, cet instrument est tout de même élégant.

Le clou de cette visite a été d’avoir l’honneur d’entendre l’Aiglon y jouer. Le son est particulier, il est pur, il est sec, sans aucune réverbération. Ce n’est pas dérangeant, bien au contraire. L’entendre jouer nous rappelle qu’il ne s’agit pas d’un orgue traditionnel, mais fait pour le théâtre ou le cinéma. Les touches du piano accroché à un mur s’activent à distance, tout comme le xylophone et d’autres instruments encore. C’est unique, fantastique, merveilleux et gigantesque. C’est tout ça à la fois et plus encore. Merci pour ce moment de bonheur et de découverte !

 

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