Tout le monde a déjà entendu parler des lotos et y a même sans doute été une fois où l’autre, en famille ou entre amis. Mais après toutes ces années à crier au carton, est ce que les lotos ont toujours autant la cote ? Le « Point Chablais » a été à la pêche aux informations pour y trouver une réponse.

Bex

Difficile de définir exactement à quand remonte le premier loto de la Cité du sel, mais selon les dires de Pierre-Alain Zeiter, président de l’Association des sociétés locales de Bex (ASLB) et responsable des lotos pour la commune de Bex et de Dorenaz depuis 2009, le plus ancien dont il a eu connaissance remonte à 1941. Cependant, les sociétés locales ayant été créées aux environs de 1920, on peut alors imaginer que les lotos ont débuté à ce moment-là, mais sans certitude aucune. Le but principal est de soutenir la jeunesse par les bénéfices des soirées mais aussi créer et garder les liens (rôle social), de prendre du bon temps entre amis et/ou famille et parfois, l’ambiance y est vraiment intense. C’est à la Grande Salle du Parc que se passent les lotos de Bex. Il y a une buvette pour se rafraîchir et remplir son estomac, des caissiers pour les ventes d’abonnements ou de cartons individuels, des contrôleurs et un crieur. Déroulement du jeu : carton uniquement, pas de quines ou de doubles quines. Les lots proviennent des commerçants du village, paniers garnis, fromages, viandes, mais aussi sous forme de bons Coop ou Migros valables dans toute la Suisse. A l’époque, les numéros étaient mélangés et tirés à la main, de nos jours ce sont les ordinateurs qui les distribuent et le crieur qui les annonce. Selon M. Zeiter, l’avenir des lotos est sombre en raison de la diminution de la participation ; il est nécessaire d’innover.

Aigle

«Jusqu’en 1960, tous les lotos d’Aigle se passaient dans quatre restaurants, le samedi de 20 à 4 heures du matin», expliquent Evelyne Neji, présidente de l’Union des sociétés locales d’Aigle (USLA), ainsi que Claude Schneider, responsable de la commission des lotos de l’Union des sociétés locales d’Aigle. C’est en 1979 que l’on découvre le 1er loto avec abonnement vendu à Fr. 35.- pour trente tours. En 1981, c’est le début des lotos tout au carton soit plus de quines ou de doubles quines. Tout comme à Bex, les organisateurs sont en nombre le jour du loto puisqu’on décompte environs 40 bénévoles, hors personnel buvette, soit vendeurs, changeurs, tirage au sort ou encore sur scène ou au bureau. C’est tout un monde et c’est à la Salle des Glariers que tous les lotos sont organisés. Cette salle peut réunir 600 personnes. Le tirage des numéros de 1 à 90 se fait également sur ordinateur. Chaque année, dix lotos sont organisés à Aigle et remplissent la salle, avec les nouvelles règles comme l’organisation des lotos et la pendaison, règles qui sont éditées dans une charte depuis 4 ans ainsi que la fameuse cagnotte qui s’élève actuellement à Fr. 9000.-. Pour la remporter il faut crier «carton» avant que le crieur ne dépasse les 44 numéros.

Entre hier et aujourd’hui, les lotos de ces deux communes ont connu des changements, le choix des lots, la gestion et la mise en informatique. Les lots sont sous forme de bons alimentaires, bons de voyages jusqu’au vélo électrique pour certaines sociétés. Et si, pour Bex, l’avenir des lotos est sombre, en revanche pour Aigle, les beaux jours ne sont pas finis.

 

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