Deux années exceptionnelles, 2018 et 2019, pour le Bellerin Julien Desarzens qui a successivement été nommé président de la SIP (Société d’intérêt public des Plans-sur-Bex) ainsi que garde forestier, gestionnaire des forêts des Plans et Morcles. Pour ces deux postes, il succède à Jean-Philippe Marlétaz. Portrait de ce jeune passionné par sa région et par la nature.

Julien DesarzensÀ la tête de la SIP

Julien Desarzens est né aux Plans-sur-Bex, localité qu’il n’a jamais quittée. C’est donc naturellement qu’il a rejoint la SIP en 2014. «J’étais responsable de l’un des sentiers pédestres», raconte-t-il. L’an dernier, il a repris la présidence de cette société qui compte dorénavant une équipe plus jeune ; les anciens ayant passé la main. Le rôle majeur de la SIP est de réunir la population des Plans autour de diverses manifestations. Mais ça n’a pas toujours été ainsi. «Il y a 135 ans, notre hameau était délaissé. La SIP a alors été fondée afin de défendre cette localité auprès de la Commune et de la rendre accueillante, en aménageant des bancs et autres places. Aujourd’hui, on s’occupe essentiellement de la vie du village, on répond aux questions des habitants qui ne vivent pas toute l’année aux Plans, on aménage toujours ces places et on réunit également, entre autres, les commandes de mazout. Nous avons à cœur d’organiser plus de rencontres afin de réunir la population, comme nous le faisons déjà à l’occasion de la fête nationale et du Nouvel An.» Actuellement, la SIP est forte d’une centaine de membres dont six qui forment le comité. Une nouvelle page se tourne pour cette société qui est promise à un bel avenir. Roulez jeunesse !

Les forêts sont entre de bonnes mains

Après avoir été nommé à la tête de la SIP, Julien Desarzens a également repris, le 1er juin dernier, le poste de garde forestier. «J’ai repris le poste à mon oncle qui l’avait lui-même repris à mon grand-père.» Voilà donc trois générations que les forêts des Plans et Morcles sont gérées par la même famille. Comme on dit, la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre… «Quand j’étais gamin, mon grand-père m’emmenait au bois. J’ai suivi ses traces en réalisant un apprentissage de forestier-bûcheron. Toutefois, après mes études, j’ai évolué dans différents métiers comme la charpente et la restauration. Puis, par la suite, j’ai repris goût à la forêt.» Un retour aux sources pour le Bellerin qui a ainsi succédé à son oncle. «Ça tombait bien puisqu’il prenait sa retraite.»

Les forêts dont Julien Desarzens est gestionnaire représentent une surface de 749 hectares. Notons au passage que le canton de Vaud comprend 125'811 hectares de forêts qui s’étendent sur 29% de sa superficie. Il ne reste que six gardes forestiers cantonaux qui s’occupent des forêts de l’Etat, le reste des forêts sont gérées par les gardes forestiers communaux ou par les groupements forestiers. Autant dire qu’il y a du boulot… Julien Desarzens est à la tête d’une équipe composée de trois employés et de deux apprentis pour le secteur des Plans et de Morcles. Le service du Bellerin sert aussi d’appui à la Police de la faune ainsi qu’à l’UDN (Unité des dangers naturels) pour le secteur Est vaudois. L’UDN analyse le territoire et publie des cartes mettant en évidence les zones affectées par des risques naturels (zones inondables, glissements, éboulements, risques sismiques, avalanches et autres données). «Actuellement, ma priorité est de me mettre en place, bien connaître les forêts qui sont à ma charge ainsi que mon équipe.» Julien Desarzens part tout de même avec un avantage puisqu’il a grandi dans ces forêts, mais il est consciencieux et n’oublie pas ses objectifs : «gérer ces forêts de façon à ce qu’elles remplissent pleinement leurs fonctions de protection physique, protection d’habitats pour la faune et la flore, la préservation du paysage et le délassement : ce qui est la base de notre métier.» Bien entendu, le Bellerin doit aussi penser à l’avenir et à l’évolution du climat. Les forêts seront-elles exploitées de la même manière qu’aujourd’hui ? «Ce sera le défi de ces prochaines années. Nous devrons adapter nos méthodes de travail tout en créant des forêts résilientes et qui évoluent naturellement. J’ai l’opportunité d’être jeune (32 ans) et donc d’avoir un regard sur le long terme. À l’époque de mon grand-père, la formation de garde forestier ne durait que trois semaines et un an pour mon oncle, contre deux pour moi. Malgré cela, ils ont toujours suivi le mouvement, c’est ce que je compte faire aussi.»

Une histoire de famille

Julien Desarzens a repris ces deux postes à son oncle, Jean-Philippe Marlétaz. Une histoire de famille qui continue de s’écrire. Tant les Plans, avec la SIP, que les forêts sont entre de bonnes mains. D’autant plus que le Bellerin nage dans un univers qui lui parle. Il aime la montagne ; il pratique d’ailleurs l’escalade. Au mois de septembre, il deviendra à son tour papa : la famille s’agrandit avec, qui sait, une quatrième génération qui prendra soin des forêts du coin !    

 

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